La
crise des marchés a imposé à
l'investisseur un autre comportement car les
concepts et habitudes ont changé de
manière radicale. Cette crise a
créé une situation nouvelle, faite
de défis, de nouvelles façons de
penser et d'aborder le domaine complexe des
investissements au sein d'un monde en pleine
mutation. Qu'il soit investisseur privé
ou chef d'entreprise, le champ de
possibilités est ouvert sur le futur
proche, en attendant la reprise, en restant
éloigné de la spéculation et
des placements à risques. Une
première reprise a vu le jour depuis
Mars 2009 et les marchés sont de nouveau
haussiers depuis plus de deux mois, avec un
dynamisme certains pour les valeurs
américaines.
La
reprise en main du
patrimoine
La
première étape de la reprise en
main du patrimoine est son audit afin de
faire le point. Compte tenu des actifs
disponibles, un effet de levier
modéré pourra être
envisagé afin de compenser en partie les
pertes subies au cours du second semestre
2008. La stratégie de placement est
ensuite définie, avec pour arrière
plan la situation professionnelle, familiale
et fiscale ainsi que l'objectif de
rentabilité avec des produits non
corrélés aux marchés
financiers. Le lieu de résidence fiscale
est soit conservé, soit modifié, en
fonction des conventions fiscales
disponibles, et les derniers arbitrages sont
définis à partir de ce choix
primordial par rapport aux autres.
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Les
classes d'actifs
La
diversification est le premier pas vers la
sécurité du patrimoine qui sera
équilibré au sein de plusieurs
classes d'actifs: fonds non
corrélés aux marchés en
actions; fonds obligataires; fonds
immobiliers et de matières
premières; sélection d'actions
NYSE. Les meilleurs fonds en actions depuis
le début de l'année 2009 sont
investis en Russie et en Chine avec un
rendement de plus de 80%. L'Inde et la Chine
comptent plus de 3 milliards d'habitants,
avec une croissance de plus de 6%, et ce
phénomène tire les marchés
vers le haut alors que l'Europe et les
Etats-Unis sont dans la récession. Des
opportunités d'investissements
apparaissent et des solutions alternatives
sont disponibles, comme le Private Equity qui
permet l'accès au capital d'entreprises
européennes pour des durées de 4
à 5 ans en ciblant une plus value sur la
période de
référence.
Sur
quel type de structure ?
Le
choix de l'investisseur peut se porter sur la
gestion de fortune privée, concept
ancien inventé à Genève. Ce
type de gestion était autrefois
résevré aux grosses fortunes, puis
cela s'est démocratisé avec le
temps et est accessible à partir d'un
montant de 50.000 EUR. Les techniques les
plus sophistiquées sont mises en oeuvre
pour ce type de gestion personnalisée
selon la stratégie et le profil de
l'investisseur. Ceci peut se faire en nom
propre ou avec une structure offshore de type
société, trust, fondation ou
holding européenne. Une alternative
consiste à souscrire un contrat
d'assurance vie de gestion privée sur
lequel les classes d'actifs sont
déposés, y compris l'immobilier et
les parts sociales de société afin
de bénéficier d'une protection
juridique. L'investisseur est alors
parfaitement en règle avec les
autorités fiscales de son pays et peut
intégrer les avantages fiscaux liés
à l'assurance vie. Ce type de montage
juridique est possible à partir d'un
montant de 250.000 euros.