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Le G20 de Londres, en
Avril 2009, a tenté de mettre au pas le secret bancaire dans
des pays comme la Suisse et le Luxembourg, comme en Autriche et
Belgique. Au final, le secret bancaire est toujours appliqué
et les accords d'échange d'informations ne sont pas
en place. Pour la Suisse, le gouvernement fédéral
n'a pas encore légiféré et pourrait demander
un référendum pour en limiter les effets, sous la
pression d'un parti politique. Mais le vol de données
bancaires à Genève a gelé la situation.
La notion de secret bancaire est née de
la jurisprudence concernant la vie privée du droit suisse.
C'est une expression de la liberté individuelle qui
repose sur une longue tradition. Cela s'étend au secret
professionnel des professions libérales, comme les avocats
et les médecins. C'est cette culture de la
confidentialité qui s'applique au secret bancaire
suisse, pour les clients nationaux et étrangers.
Cette
confidentialité des affaires financières s'applique
aussi aux employés des banques, aux auditeurs externes et
aux fonctionnaires suisses en contact avec le milieu
bancaire.
Le secret bancaire est un
choix interne
des pays
qui l'appliquent et aucune autorité extérieure ne
peut l'obliger à y renoncer. Des
concessions sont réalisées: le Luxembourg pratiquera
l'échange d'informations sur demande, à partir
de 2010, sans rétroactivité; la Suisse procédera
à un échange d'informations dans le cadre de ses
conventions fiscales avec d'autres pays, mais en aucun cas pour des
données bancaires volées avec l'aval des Etats, ce point
est officiel et Berne vient de l'annoncé au début du mois
d'Août 2010. Les fraudeurs sont
visés, pas les investisseurs qui privilégient
l'optimisation juridique et fiscale et qui respectent les
règlements en vigueur.
L'abandon du secret bancaireluxembourgeois
n'est pas d'actualité car celui-ci
est ancré dans la loi, mais les échanges d'informations
avec les Etats demandeurs sont effectifs car l'accord a
été signé en Juillet 2010. En Suisse, un
référendum
national serait nécessaire, mais tous les cantons sont
profondément attachés au secret bancaire qui fait
partie intégrante des libertés liées à la
sphère privée du citoyen suisse et il concerne en
premier
lieu la liberté des résidents. L'investisseur
privé qui
n'est pas à l'aise avec les développements
futurs a intérêt à utiliser une structure
juridique de type société suisse (Sarl ou SA), ou
une fondation, par exemple Jersey,
ou un trust, par exemple à
l'ile Maurice ou bien une holding européenne ou
une société offshore
comme aux Seychelles afin d'augmenter la
confidentialité et la protection juridique des actifs
patrimoniaux.
Une
solution simple et légale pour l'investisseur
non-résident disposant d'un minimum de 250.000 euros d'actifs
consiste en un fonds dédié, c'est-à-dire la
souscription d'une police d'assurance vie de droit luxembourgeois qui
abritera le patrimoine financier.
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La Suisse dénonce la convention fiscale
franco-suisse.
Comme suite au vol de données bancaires à
Genève, et à son utilisation par la France, la Suisse a
dénoncé la convention fiscale franco-suisse,
considérant que cette affaire est une atteinte au droit,
dont la convention d'assistance judiciaire entre les deux
pays. Le secret bancaire suisse fera sans doute l'objet
d'un référendum fédéral.
Le
Sénat français renonce à placer la Suisse en liste
noire.
A la suite de la
dénonciation de le convention fiscale franco-suisse, le
Sénat français avait menacé de mettre la Suisse en
liste noire des paradis fiscaux, de manière
unilatérale. Au final, elle renonce à son projet, et
donne un délai de 1 an à la Suisse pour se mettre en
conformité. La diplomatie entre les deux pays va prendre le
pas pour tenter de résoudre le
problème.
Brochure des services financiers, pdf 1,3 Mo
L'optimisation fiscale de l'investisseur privé, pdf 630 ko
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